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—Marina Roy, Jinny Yu et l'objet peint
Publié par l’Académie royale des arts du Canada, 2024. Textes en anglais et en français de Robert Tombs, Steven Cottingham, Cheryl Sim et Marina Roy ; 132 pages, 27,9 × 19,6 cm, couverture souple avec cahiers emboîtés maintenus par un élastique noir, impression offset. Conception graphique : Robert Tombs.
Il y a une surprenante absence de dissonance entre Flog and Pelt de Marina Roy , qui intègre un luxueux manteau de castor, et le bidon d'essence en plastique rouge sur lequel il est posé. Taillé avec soin et tondu uniformément avec une élégance anachronique, le manteau, par ses plis, capte la lumière de la même manière que le plastique bon marché : un éclat synthétique qui repousse la lumière autant qu'il la reflète. … Flog and Pelt est présenté aux côtés de Perpetual Guest 2019/2022 Impossibility of Repair (2023) de Yu, une installation au sol similaire composée d'une vitre brisée minutieusement réassemblée et recouverte d'une mince couche d'huile. Ensemble, ces installations chargées d'émotion puisent dans le paysage environnant, témoignant des bouleversements engendrés par l'extraction des ressources : la nation canadienne née du commerce des fourrures, la confédération wyandot-huronne dispersée, le climat rapidement modifié par l'exploitation industrielle et la colonisation des territoires autochtones intimement liée aux profits et au pouvoir européens.
Steven Cottingham dans « At the Tail End of History », Marina Roy, Jinny Yu et l’objet peint, 2024
La destruction, qu'on peut comprendre comme un démembrement, peut permettre une transformation par la reconstruction, pourvu qu'on ait le courage de l'entreprendre. Les événements du parcours de vie de Yu ont alimenté sa réflexion politique et son exploration des complexités de l'expérience diasporique, de l'impasse logique des relations hôte/invité et de la notion insoluble de réparation perpétuelle. Ces réflexions continues l'ont amenée à remettre en question et à se défaire des règles qu'elle s'était imposées afin d'explorer de nouvelles pistes artistiques. Elle prend de plus en plus de recul avec l'idée que ses peintures soient des autoportraits. Elle s'approprie l'image et élargit sa palette de couleurs. Après près de trente ans de création artistique, elle se libère. Ce faisant, elle s'offre le cadeau d'une transformation perpétuelle.
Cheryl Sim, « Questions perpétuelles dans l’art de Jinny Yu », dans Marina Roy, Jinny Yu et l’objet peint, 2024
Lauréat du prix de conception de livres d'art, 48e édition des prix annuels des galeries de l'Ontario , 2025
Publié par l’Académie royale des arts du Canada, 2024. Textes en anglais et en français de Robert Tombs, Steven Cottingham, Cheryl Sim et Marina Roy ; 132 pages, 27,9 × 19,6 cm, couverture souple avec cahiers emboîtés maintenus par un élastique noir, impression offset. Conception graphique : Robert Tombs.
Il y a une surprenante absence de dissonance entre Flog and Pelt de Marina Roy , qui intègre un luxueux manteau de castor, et le bidon d'essence en plastique rouge sur lequel il est posé. Taillé avec soin et tondu uniformément avec une élégance anachronique, le manteau, par ses plis, capte la lumière de la même manière que le plastique bon marché : un éclat synthétique qui repousse la lumière autant qu'il la reflète. … Flog and Pelt est présenté aux côtés de Perpetual Guest 2019/2022 Impossibility of Repair (2023) de Yu, une installation au sol similaire composée d'une vitre brisée minutieusement réassemblée et recouverte d'une mince couche d'huile. Ensemble, ces installations chargées d'émotion puisent dans le paysage environnant, témoignant des bouleversements engendrés par l'extraction des ressources : la nation canadienne née du commerce des fourrures, la confédération wyandot-huronne dispersée, le climat rapidement modifié par l'exploitation industrielle et la colonisation des territoires autochtones intimement liée aux profits et au pouvoir européens.
Steven Cottingham dans « At the Tail End of History », Marina Roy, Jinny Yu et l’objet peint, 2024
La destruction, qu'on peut comprendre comme un démembrement, peut permettre une transformation par la reconstruction, pourvu qu'on ait le courage de l'entreprendre. Les événements du parcours de vie de Yu ont alimenté sa réflexion politique et son exploration des complexités de l'expérience diasporique, de l'impasse logique des relations hôte/invité et de la notion insoluble de réparation perpétuelle. Ces réflexions continues l'ont amenée à remettre en question et à se défaire des règles qu'elle s'était imposées afin d'explorer de nouvelles pistes artistiques. Elle prend de plus en plus de recul avec l'idée que ses peintures soient des autoportraits. Elle s'approprie l'image et élargit sa palette de couleurs. Après près de trente ans de création artistique, elle se libère. Ce faisant, elle s'offre le cadeau d'une transformation perpétuelle.
Cheryl Sim, « Questions perpétuelles dans l’art de Jinny Yu », dans Marina Roy, Jinny Yu et l’objet peint, 2024
Lauréat du prix de conception de livres d'art, 48e édition des prix annuels des galeries de l'Ontario , 2025